Printemps en Valais
Ce n'est pas loin de Fribourg (c'est là que se trouve ma tanière), mais quel dépaysement…Quelques impressions de printemps en Valais:
La vieille ville de Sion un après-midi d'avril piquant de bise: une lumière méridionale qui s'accroche aux façades crépies et traînes sur les toits. Au détour des ruelles on arrive aux citadelles. Pierre taillée et roches brutes, prairies maigres comme des steppes et toujours ce petit vent. Un calme au-dessus de la ville et de la vallée bourdonnante. Flâner…depuis quand cela ne m'était plus arrivé?
Les arolles de Grimentz un vendredi saint. Comme je m'entraîne pour la patrouille des Glaciers, il fallait quand même qu'une fois pendant ces petites vacances en famille je remette les skis pour grimper un peu. Remonter les pistes, bof. Alors petit détour dans une forêt d'arolles, calme et ensoleillée. Les chevreuils ont trottiné dans les vieilles traces des snow board, bien sûr, ça brasse moins…
Le Dolent, c'est ma star. Je suis allée lui rendre visite avant-hier. Cette pointe tri-frontalière est bien cachée derrière un repli de montagne. Depuis la Fouly, on remonte la combe des Fonds surmontée de ces étonnantes ardoises grises, puis on arrive au col Ferret. Le Val Ferret italien dort encore dans la pénombre. Après avoir passé un contrefort, c'est la montée vers la lumière éblouissante de la combe glacière que surveille le Dolent. Au fait, j'aimerais bien savoir pourquoi il se nomme ainsi, dolent cela veut dire douloureux, non? je le rebaptiserais bien le Fier!
Excellent vous êtes autant patrimoine à la bachelard (petique de l’espace) que naturaliste bravo.
J’aime ces descriptions rapide …on s’y croit
Commentaire par Claudio — 07.05.2006 @ 9:49
Merci pour ta fenêtre ouverte sur mes souvenirs de montagne. Je la sens la bouffée d’air frais. Ici il commence déjà (enfin?) a faire trop chaud, les cigales ne vont pas tarder à frire dans les arbres de l’avenue et dans quelques jours, les lauriers-roses vont exploser dans tout Montpellier.
N’empêche, cette petite odeur de glacier, un craquement de neige de printemps sous le soulier et un grand bol d’air qui désaltère comme l’eau des fontaines valaisannes.
Bises
Commentaire par La Frangine — 25.05.2006 @ 11:06