Blog de Catherine

28.05.2006

Vélo et herbettes en Gruyère

Classé dans : De tout et de rien — Catherine Martinson @ 22:39

J'ai deux copines assez extraordinaires. Elles habitent la Gruyère. La Gruyère, c'est un pays qui a non seulement inventé la crème et le fromage, mais c'est aussi un nid de sportifs d'acier, increvables et inoxydables (pas étonnant, ça monte partout là bas!). Donc mes copines font du ski-alpinisme l'hiver et du VTT en été. L'une est une ancienne pro, la deuxième n'a rien à lui envier. Jeudi passé, jour de l'Ascension (il n'y avait pas que Jésus qui "ascendait"…nous aussi en moins zen!), j'ai répondu à leur invitation de les suivre pour une rando en vélo. Belle balade, sympa et tout, sauf qu'elle continuaient de papoter gaiement dans les montées à 16 % alors que j'avais les dents dans le guidon, qu'elles descendaient  les chemins caillasseux comme des fusées alors que moi j'ai pratiquement usé une paire de plaquette de freins.

En arrivant au sommet du Gros Mont, je ne vois d'abord que deux vélos couchés dans le talus. Puis je les vois marcher avec une lenteur recueillie le long du ruisseau, le regard vrillant l'herbe, dans un silence inattendu: elles cherchaient la morille, alors que d'autres auraient consulté leur polar. Terriennes autant que sportives, elles m'expliquaient plus loin que cette année, leur gelée de pissenlit était un délice, que c'était la saison de l'aspérule et qu'elles allaient en faire sécher pour les mettre dans leurs crèmes brûlées. Les morilles n'ont eu qu'à bien se tenir, ce jour-là…moi les jambes en compote, j'ai aimé la compagnie de ces épicuriennes increvables qui savent repérer les herbette du haut de leur vélo.

Un commentaire »

  1. Quand je pense que mon vélo de ville rouille piteusement dans la cours parce que j’ai perdu la clé du cadenas… Et puis j’ai des excuses, une double et remuante et puis les morilles ne poussent pas sur les passages piétons à Montpellier.

    Ceci dit, j’ai du mal à imaginer ma soeur très aimée qui s’avale fièrement les sommets les uns derrière les autres, se fait la patrouille des glacier comme qui badine, avoir autant de mal sur un vélo. Je suis sûre qu’elle exagère, on dirait qu’elle me décrit, moi…

    Commentaire par La Frangine — 12.06.2006 @ 17:20

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