Grande Cariçaie et bisbilles politiques
Mercredi je suis allée prêter main forte aux collègues devant le grand conseil de Fribourg. On voulait rendre les députés attentifs au fait que les associations de protection de la nature n’étaient pas d’accord avec un projet de contrat-nature, c’est-à-dire un système permettant de légaliser des maisons de vacances installées dans les réserves naturelles du Lac de Neuchâtel. Ambiance bon enfant autour d’un café-croissants, qui nous nous a permis de papoter un peu sur le sujet avec les députés. Quelle ne fut pas ma stupeur d’entendre à plusieurs reprises : « Mais on croyait que vous étiez d’accord avec ces contrats… ». J’ai bien reconnu la griffe de Mister Beat Volanthen, le conseiller d’Etat qui défend les intérêts privés de quelques privilégiés propriétaires de chalets de vacances au lieu de faire son boulot. Toujours à brouiller les pistes, entre chantage et solutions « win-win » à la noix, il a réussi à semer
la confusion. Consolation : selon mes sources, le grand conseil a froncé le sourcil, même si les dés sont jetés…ou presque : on attend le vote du grand conseil vaudois. Ce serait magnifique si les vaudois refusaient ces contrats. Ce serait même jubilatoire !Mais nous n’avons pas dit notre dernier mot non plus…