J’en étais sûre..
lorsqu’à Noël l’heure était au découragement éploré devant la douceur de l’air, je me méfiais du coup: la neige arriverait en fanfare au printemps. Et ça n’a pas raté, ce matin c’est un délire …les arbres sont méconnaissables: parés à la hue et à la dia de lourdes meringues de neige, les branches gantées de blanc et d’argent, ils ploient, se balancent sous ce poids inattendu, font parler la poudre et jouent à l’avalanche tout seuls. Le risque de douche froide est donc particulièrement élevé aujourd’hui, une simple mésange peut transformer le quidam innocent en tas de neige.
Devant chez moi, c’est comme dans les contes de l’hiver. Le silence n’est rompu que par quelques pituits de passereaux…je vais aller courailler dans la forêt, au mépris avalanches arborigènes, m’ennivrer de ce faux hiver ephémère…