Blog de Catherine

21.07.2007

Ecologie et JC Cornu

Classé dans : Politique...chaud! — Catherine Martinson @ 10:23

Ici, on prépare notre départ pour Berlin. 6 sacoches et 2 charettes à charger, 6 vélos à préparer, le bazar partout. Et pourtant, l’adhésion de Jean-Claude Cornu à Ecologie Libérale me turlupine tellement qu’il faut que j’écrive que tous mes signaux d’alarme sont sur rouge.

Ce n’est juste pas possible que M. Cornu soit sincère, quoiqu’on en a vu plus d’un évoluer tardivement vers une prise de conscience des problèmes écologiques. ça ne cadre pas avec le personnage. J’ai eu l’occasion de le côtoyer dans le cadre de certains dossiers (notamment celui de la décharge des Montets) et j’ai observé comment il traite les affaires; en temps que préfet, il devait garantir un certain ordre et respect des lois. Or, il louvoie, s’arrange pour que les choses se fassent d’une manière ou une autre, et surtout pour que les amis et les relations soient satisfaites. Les autres personnes, il les embrouille, les endort, ou les tourne en ridicule.

Ses positions, lorsqu’il siégeait à Berne, étaient pour le nucléaire, contre le droit de recours et pour les OGM. On ne change pas comme ça d’un coup de baguette magique…

Non, je n’y crois pas. C’est du pur électoralisme. D’ailleurs, lorsqu’il s’épanche dans la Liberté, ses motivations restent vagues: on dirait qu’il cherche à se distraire (la politique de droite manque de piquant…), il trouve “intéressant”, mais c’est tout…Ce n’est pas une personne de conviction, ni d’engagement Ce n’est donc pas parce qu’il se pare de vert qu’il devient soudain éligible!

4 commentaires »

  1. De Jean-Claude Cornu, les gens en pensent ce qu’ils veulent. Certains l’aiment, d’autres le détestent. Pourtant, tous lui laissent ses qualités : sens du débat, ouverture, sincérité.
    Oui, sincérité. Jamais personne n’a reproché à M. Cornu d’être électoraliste. La Glâne, sous l’impulsion de son préfet, entre autre, a toujours cherché des solutions dans l’innovation. Prenez le dossier Bicubic : cette salle, qui n’aurait jamais vu le jour sans la pugnacité le Cornu, est un exemple de collaboration inter-communale (les grandes villes devraient prendre exemple) ainsi que de construction durable.
    Insinuez-vous que lors du lancement du projet, en 1996, M. Cornu pensait déjà a sa candidature de 2007 ? Soyez soyez sérieuse… Ecologie Libérale n’avait même pas encore vu le jour.
    Par contre, M. Cornu n’est pas un écolo du parlement. Il ne vote pas à gauche, il n’est pas partisan de la décroissance. Il fait par contre preuve de réalisme et de pragmatisme.
    Le débat entre les écolos des villes et les écolos des champs n’est pas prêt de s’arrêter. Nos cadres sont trop différents pour que nos visions puissent se rejoindre…

    Commentaire par Miguel — 31.08.2007 @ 11:10

  2. Il faut pourtant bien que nous nous rejoignions une fois sur certains enjeux, comme l’urbanisation, le climat, la gestion de nos ressources…je ne crois ni à la croissance continue ni à la décroissance. Les deux cas de figure sont très difficiles à concevoir.
    Personnellement, je n’ai pas de doctrine politique. Je suis prête à élire une personne de gauche ou de droite si elle a le sens des responsabilités et un vrai projet de société. Je n’ai pas vu ça chez M. Cornu. Par contre, je dois lui laisser ça: il se promenait dans la rue de Lausanne à Fribourg samedi en poussant un vélo, avec un gilet fluorescent portant le nom de sa liste… s’il le veut, et s’il est sincère dans ses convictions (sa conversion) il peut mener des projets de développement durable dans sa Glâne. Notre porte (WWF) est ouverte pour y échanger des idées…

    Commentaire par Catherine Martinson — 03.09.2007 @ 22:21

  3. Il y a des gens vraiment sincères en politique. Heureusement.

    Cela dit, quand on fait de la politique active depuis plus de 15 ans, comme M. Cornu, la seule sincérité qui compte est celles des actes concrets, pas celle des promesses électorales.
    Peut-être M. Cornu est-il sincère. Mais il est quand même surprenant qu’il “évolue” justement 3 mois avant les élections et après avoir pris plusieurs vestes consécutives. D’autant plus qu’il a été un fer de lance des milieux opposés à l’environnement, comme les promoteurs du nucléaire. D’autant plus que le bilan de son action écologique dans la Glâne, dont il est le chef (le shérif?) depuis 13 ans, n’existe pas.

    Je serais le premier heureux de constater, à la fin de sa législature à la Préfecture de la Glâne, que M. Cornu a sincèrement défendu l’environnement dans son mandat de Préfet. Jusqu’ici, malheureusement, les actes ne permettent pas de prouver sa sincérité. Les promesses, elles, ne me suffisent pas pour lui confier un mandat fédéral, qu’il a par ailleurs déjà eu entre 1999 et 2003 et qu’il avait utilisé pour soutenir le nucléaire, entre autres.

    Qu’il agisse dans ses mandats actuels, bon sang ! Et je serai le premier, heureux, à revoir mon avis et, pourquoi pas, à voter une fois pour lui en… 2011. D’ici-là, qu’il fasse ses preuves.

    Commentaire par Michel — 22.09.2007 @ 19:28

  4. Je suis entièrement d’accord avec vous. Je ne fais pas de politique partisane, et élire un radical qui prendrait ses responsabilités par rapport à l’écologie ne me ferait pas peur. Actuellement, du point de vue de la protection de l’environnement, les “valeurs sûres” parmi les candidats aux élections fédérales se trouvent chez les Verts (pcs) et les socialistes. Les bilans des votes aux conseil national sont parlants.
    Monsieur Cornu, selon quelques sources bien informées, ne connait pas grand chose en environnement,mais cela peut se remédier. Je lui conseille de faire de Romont une ville écologique, en utilisant le maximum de sources d’énergies renouvelables (le biogaz se prêterait bien à la région), du solaire, du bois, avec un vrai plan de mobilité. Et là, on lui donne volontier un coup de main.

    Commentaire par Cath — 24.09.2007 @ 9:17

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