J’ai 10 jours de vélo à raconter, Berlin-Coppenhague, une aventure à travers champs et lacs, deux villes magiques…Je vais le faire tout prochainement et en attendant, voici un petit billet de calme avant la tempête électorale.
Après un dimanche chaud et cotonneux, confinée à la maison avec un gamin malade, je sors vers 6 heures du soir sur mon vélo, direction la Glâne. La lourdeur brumeuse de l’après-midi fond sans crier gare sous les rayons d’un soleil oblique, qui a décidé soudainement de changer d’éclairage. Rasant les prés et les champs, la lumière fantasque prend par surprise de nouveaux tons de vert, et dans le ciel, des lambeaux de bleu brillant. Je m’appaise en filant sous les ramures des chênes. L’air sent la prune, le feu de bois; appels d’oiseaux et rires d’enfants dans les jardins. Le soir est suspendu comme une cloche solitaire entre l’été et l’automne
Je suis charmée par cette description de ton soir d’été, à cheval sur deux déclinaisons… je m’y crois l’espace d’un instant… Merci pour la balade:-)
Commentaire par Elfe — 03.09.2007 @ 10:30
J’avais bien raison de me plaindre, une belle qualité de plume, qui révèle ta qualité d’âme.
Commentaire par moukmouk — 03.09.2007 @ 12:38