Blog de Catherine

19.02.2007

Montagne de rêve, montagne de cauchemar

Filed under: De tout et de rien — Catherine Martinson @ 19:12

Un reste de neige, si ténu soit-il, me sort de ma tanière jeudi soir. Sous un ciel de nuit éblouissant d’étoiles, je suis montée à ski à la Berra. Entre les sapins noirs, Orion et les Pléiades se causaient silencieusement. Oh je sais bien qu’il n’y a personne là-haut, néammoins, dans ces instants-là, je n’oublie jamais que nous sommes les enfants des étoiles…par la force chimique des choses.

Samedi, visite à l’Albristhorn, qui se donnait des allures de prince d’hiver malgré les avancées sournoises d’un printemps trop précoce, droit sous ses pieds. Un foehn épais comme un sirop me brûlait les poumons. Seules quelques plaques de glace un peu traitresses m’ont fait patiner sous le col, sinon les pentes étaient encore somptueuses et belles à skier. Au sommet, la vue était large, et on entendait fondre toutes les neiges de la montagne, qui luisaient de sueur sous le soleil de ce février fou…

Dimanche: en face de l’Albirsthorn, de l’autre côté de la vallée, il y a comme un dinosaure blanc à la longue échine tranquille: le Wistätthorn. C’est là que nous avons choisi de randonner sans stress, Isabelle et moi. La crête sommitale, ondulée et blanche, s’étire sous le ciel et domine des vallons perdus, traversés de ruisseaux silencieux et méandreux. Au sommet, nous faisant face et nous regardant droit dans les yeux, le Lauenenhorn et sa suite, le Gifferspitz . Quelques bienheureux y ont brodé des traces dans la face est. On papote: il y a de belles pentes à presque 40 degrés sur la face nord de ce Lauenenhorn…le vent l’a pelé et re-pelé cet hiver…

De retour à la maison, je rencontre mon voisin. Il  a une énorme montagne à nous raconter: samedi, il y était au Lauenenhorn. Avec 8 autres personnes du club alpin. Eh bien…ils ont décroché une monstrueuse plaque à vent, large de 150 mètres. 5 personnes ont été balayées par l’avalanche, dont trois complètement ensevelies. Ma copine Marie-Claude a failli y rester, tout comme Hubert, qui était déjà pratiquement asphyxié lorsqu’on l’a sorti. L’image de ces amis et copains de montagne enfouis sous la neige, si proches de la mort, m’a bouleversée. Je ne peux que tirer mon chapeau à mon voisin Christophe, et à Marc, qui n’ont pas perdu le nord, et les ont dégagé avec une incroyable efficacité.

En montagne le rêve n’est parfois séparé du cauchemar que par le souffle du vent…

Publicités

15.02.2007

Monsieur Fournier fait de l’écologie chrétienne

Filed under: De tout et de rien — Catherine Martinson @ 9:12

Monsieur Fournier, Jean-René, conseiller d’Etat valaisan, alias Rambo, s’est acharné à massacrer un loup décembre dernier. En toute illégalité. Ce Monsieur a récemment affirmé: « je fais de l’écologie chrétienne ». Va-t-on voir désormais des loups empaillés souffrir aux côté des christs crucifiés dans les églises?

09.02.2007

Des fraises, du gaz et de l’atome

Filed under: L'écolo, elle en pense quoi? — Catherine Martinson @ 18:58

En m’occupant de l’approvisionnement énergétique familial à la COOP, aujourd’hui, je tombe sur…des FRAISES. On ne peut donc vraiment pas attendre le printemps pour manger des fraises qui ont mûri ici??? Des oranges…bon, on ne peut pas en faire pousser chez nous mais fraises, brugnons d’Afrique du Sud  et des petits légumes du Kenya (pas du yam, des patates douces, des haricots et des carottes) on en trouve toute l’année dans les grandes surfaces, c’est un non-sens auquel tout le monde s’est habitué.

Il est temps que les grandes surfaces repensent leur assortiment dans une optique de diminution de l’effet de serre. La COOP bien sûr offre des produits bios, la Migros des produits du coin, mais de grâce, qu’elles nous épargnent le poulet de Chine, les pommes d’Afrique du Sud, les mange-tout d’Egypte et les fraises en hiver. Dans la problématique du réchauffement climatique, à mon avis, c’est l’agriculture dans son ensemble qu’il faudra repenser…

Au milieu du grand débat sur l’atome et le gaz, à l’ombre du spectre de notre prochaine pénurie d’électricité, la fraises de la Saint-Valentin jouent les coquettes sur les étalages. C’est un attrape-nigaud de mauvais goût.

Vous souhaitez en savoir plus sur les centrales à gaz, censées nous approvisionner en bonheur et électrons? voici la Position du WWF Suisse sur les centrales à gaz  qui j’espère vous apportera quelqu’…éclairage sur le sujet.

A bon entendeur!

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.