Blog de Catherine

30.04.2007

Fribourg, une future banlieue genevoise?

Filed under: L'écolo, elle en pense quoi? — Catherine Martinson @ 22:40

Ce n’est qu’un potin, quelqu’un qui m’a dit qu’il avait entendu…c’est un peu la chanson d’un corbeau qui chante faux. La chanson qui déraille, c’est l’avenir du territoire fribourgeois, chantée par le ministre fribourgeois de l’économie, Beat Vonlanthen.

On me l’a raconté…et déjà je l’imagine: Pseudo-manager fringant, maniant l’étincelant fleuret de sa verve visionnaire, Monsieur Vonlanthen aurait présenté dans un forum sur l’aménagement du territoire, le projet suivant: « nous travaillons avec Geneva (Geneva est un « brand » selon notre manager-ministre!). Dans notre partenariat, nous proposons de remédier à la pénurie de logement à Geneva en mettant  à disposition du terrain fribourgeois pour loger les Genevois ». Synergies garanties avec le partenariat pour le développement économique, solution win-win, quoi…Donc vendre et vendre du terrain agricole qui selon la doctrine Vonlanthen ne prend véritablement de la valeur que lorsqu’il est dézoné. Bel avenir pour le canton qui risque, si on l’écoute, de devenir à la fois cité-dortoir et fourre-tout industriel des cantons avoisinants. Quand un conseiller d’Etat se prend pour un manager, ça ne donne rien de bon. Et comme programme contre le réchauffement climatique, on peut faire mieux! Mais … je vous dis que c’est un potin, mais il n’y a pas de potin sans feu.

Or, à Genève, ma collègue Françoise est en de travailler les politiques sans relâche pour construire des quartiers écologiques (je vous en parlais avant). Un des principes de ces quartiers est de rendre plus facile les économies d’énergie, notamment en matière de transport. On introduit dans le quartier des services de proximité et on veille à y créer des emplois pour diminuer quelque peu les déplacements. Vision diamétralement opposée à celle de notre ministre fribourgeois, qui ne sourcille pas devant les hordes de pendulaires qu’il souhaite créer.

Un petit « crash course » en écologie, monsieur Vonlanthen?

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27.04.2007

Elections françaises: Machiavel (Royal) contre Louis (Sarkhozy) XIV?

Filed under: De tout et de rien,Politique...chaud! — Catherine Martinson @ 11:54

Pour une fois, je ne vais faire ni de l’écologie, ni de la poésie, ni de la politique suisse.

Plantons le décor:

1) si j’étais française, je ne saurais pas pour qui voter: certainement pas Sarko, mais Ségo…bof.

2) je suis en train de lire « les liaisons dangereuses » de Laclos, qui est une vraie encyclopédie de la manipulation… Je vois donc des machinations partout!

Je regarde ce trio infernal que forment Ségolène Royal, Nicolas Sarkhozy et François Bayrou. Et je me dis:

Ségolène sort les dents elle a le dos au mur. Elle cherche maintenant à faire tomber Sarko, plutôt que de gagner l’élection. Elle le provoque en proposant un débat avec Bayrou . Elle espère peut-être que Nicolas perde ses nerfs et le pousse à faire un truc inacceptable pour le grand public: par exemple manipuler la presse. Forcer la télé à refuser le débat.

Si c’est prouvé que Nicolas  manipule la presse et musèle la liberté d’expression, cela pourrait bien faire un remake des élections espagnoles: le parti de l’ex- président José Maria Aznar a perdu les élections car les Espagnols n’ont pas du tout aimé son opération de désinformation suite aux attentats terroristes de Madrid . En trois jours, l’opinion publique a changé et  le socialiste José Luis Zapatero a gagné.

Alors Ségolène est-elle une Madame de Merteuil? un Machiavel en jupons? j’avoue que si tel était le cas, elle m’impressionnerait…à tel point que je serais au final incapable d’aller voter!

23.04.2007

Une visite au Vélan

Filed under: De tout et de rien — Catherine Martinson @ 10:26

Je n’aurais jamais cru, en commençant ce blog, que je parlerais de montagne aussi souvent. Les sommets que je visite au gré de mes randos à ski me laissent des impressions parfois très fortes et je ne reviens sur terre que très lentement. Le Mont-Blanc, bien que surfréquenté, me fait encore rêver. Le Dolent, le Viso…pourquoi certaines et pas d’autres, je ne le sais pas.

Je suis enfin allée visiter le Vélan. Le Grand Géologue l’a bricolé un peu différemment des sommets avoisinants, il avait, je pense, envie d’un gâteau d’anniversaire ce jour-là: le Vélan est en effet comme une tourte glacée, la calotte du sommet pourrait accueillir toutes les bougies de l’âge de la Terre. Mais pas ridicule non plus: le fameux Mont-Blanc surprend aussi par la douceur de son sommet de neige, couronnant des flancs abrupts et formidables.  A côté du Combin, sorte de Zeus qui roule les mécaniques de ses interminables arêtes, le Vélan est accueillant, blanc et bleu.

Il est pourtant blotti bien loin au fond de sa vallée. Renonçant à l’itinéraire normal, nous avons choisi de l’aborder par le couloir Annibal, en partant depuis le Grand Saint-Bernard. On a presque l’impression de prendre la montagne par surprise. J’étais étonnée de réaliser combien ce Vélan lointain est en fait proche du col du Grand Saint-Bernard.

Silence au petit matin dans l’approche raide du glacier de Proz. Le Dolent, derrière nous, montre sa face de pierre noire. Je ne connaissais que son flanc glaciaire, rayonnant et clair. De là, il se donne des airs de Grande Jorasse, que l’on voit aussi en enfilade s’appuyer contre le Mont-Blanc, réveillé depuis longtemps. Au pied du couloir, je me détraque le dos en chaussant mes crampons. J’ai failli renoncer…puis décidant que le mieux à faire étant de continuer tant que les muscles étaient chauds, j’ai clopiné derrière Tom dans ce couloir…J’ai bien fait!

Quelle belle ambiance dans ce couloir de neige qui accepte bien les crampons…pas de souci, la pente était juste ce qu’il fallait pour qu’on sente bien la grande ligne de la montagne sous les pieds, mais pas trop raide pour avoir les dents plantées dans la glace et les jambes qui tremblent. Les mollets protestent un peu, car nous sommes bien chargés avec nos skis comme deux ailes de criquet sur le dos. Puis on arrive vers la lumière et on reprend pied sur cette merveilleuse calotte sommitale, large comme un pôle antarctique, et sereine sous le soleil.

La descente par le glacier de Valsorey est un vrai cinéma, les combes sont larges et les pentes généreuses. Même les vieux sastrugis de neige gelée donnent de l’ambiance. Plus bas, un couloir de neige douce nous permet de descendre d’un étage, sous le front des séracs et au début du royaume de l’eau. Le glacier nourrit un torrent dont les bras d’un bleu irréel méandrent jusqu’au lac, qui est surveillé par d’immenses moraines brunes. On reconnait bien la démesure du Combin, qui plante ses racines dans le vallon de Valsorey.

Plus bas, ce sont les cascades dans les falaises, les touffes de lichens, mousses et autres végétaux qui se précipitent au soleil dès la neige partie. La descente s’achève à pied sur le sentier, skis au dos, dans ce large vallon où fleurissent déjà les gentianes et où l’eau s’écoule de partout, s’activant à nourrir, éroder, chanter, sculpter…

20.04.2007

A quand des quartiers écologiques à Fribourg? ou à Bulle?

Filed under: De tout et de rien — Catherine Martinson @ 19:17

La construction fait rage en ce moment dans le canton de Fribourg. Les quartiers d’immeubles et de villas poussent comme des champignons et s’étalent comme si leur mycélium était dopé aux hormones de croissance.

Je passe devant de nouveaux quartiers lors de mes petits footings volés. Pas un seul panneau solaire n’orne les nouveaux toits. Bulle est ravagée par les chantiers, personne ne parle de concept d’habitations écologiques (petit bouquet à Bulle cependant: la commune construit un chauffage à distance, c’est un début).

AU mois de mars, je me suis rendue dans le  sud de Londres visiter ce fameux quartier écologique nommé « Bedzed ». Plus qu’une technique d’ingénieur, c’est tout un style de vie que le WWF UK et l’organisation Bioregional ont développé à travers ce projet. Le but: rendre le mode de vie écologique facile et agréable. On pense à tout: accès aux transports publics, point mobility sur site, livraison de produits agricoles biologiques dans le quartier, jardinets, plate-bandes, places de jeux, lieux de rencontre, unité de cogénération fonctionnant au bois (pour produire de l’électricité) sur place, etc. Aucune limite à la créativité pour trouver moyen d’économiser énergie, matières premières et tracas.

Les Anglais se fixent d’ailleurs des buts très ambitieux pour la réduction de leurs émissions de CO2. LE maire de Londres a pris des mesures favorisant la construction de maisons peu gourmandes en énergie, aussi bien par de choix des matériaux que par leur conception énergétique. Leurs propriétaires seront exonérés de taxes s’ils construisent selon de tels principes. Le village Olympique des JO 2010 sera écologique et un quartier durable restera sur ce qui est actuellement une friche et qui accueillera infrastructures, athlètes et public.

On peut le faire aussi. Les genevois y songent sérieusement, les lausannois aussi. Et au WWF Suisse, on y  travaille!

Le coup de griffe de la semaine

Filed under: De tout et de rien,L'écolo, elle en pense quoi? — Catherine Martinson @ 18:59

C’est qui le griffé de la semaine?

C’est l’Axpo. Le gros producteur et surtout vendeur d’électricité suisse. Celui qui nous bassine avec la future pénurie d’énergie en pleine crise de réchauffement climatique…

Bon et alors?

Alors je le tiens de source sûre: ils sont ouvertement CONTRE  le modèle de la société 2000 watts, (aujourdhui, on vit sur un pied d’environ 6000 watts). Pour ceux qui ne voient pas comment ça fonctionne: en gros, vivre à 6000 watts, c’est comme prendre une douche avec le robinet ouvert à fond. Vivre avec 2000 watts, c’est comme prendre sa douche avec le robinet ouvert à un tiers. Des chercheurs des écoles polytechniques planchent sur des systèmes et de nouvelles technologies qui nous permettent de réduire notre consommation d’énergie sans perte de confort.

On voit donc que l’Axpo, soutenue par les députés imbriqués dans des conseils d’administrations bien commodes,  ne joue pas franc-jeu et manipule l’opinion publique comme de la pâte à modeler. Le profit avant le reste!

Donc oublions la pénurie, construisons des quartiers écologiques, retapons nos barraques (mouais, je sais, je fais parties du peuple des locataires souffrant de régies bornées) et soyons plus malins que les marchands d’électricité! Au passage on fera un pied de nez à l’Axpo!

Riez riez, v’là le printemps

Filed under: De tout et de rien — Catherine Martinson @ 18:29

Heureusement qu’il y a ma très chère collègue qui m’aiguillonne, je me laissais aller dans une paresse toute printanière. Il est vrai que mon dernier billet « neige » faisait un peu « has-been ». Les meringues de la dernière tempête hivernale sont remplacées maintenant par des flammèches d’un vert perçant, qui auréolent vieilles branches et frondaisons vénérables. Les arbres restés ternes entre deux souffles de neige font des grâces avec le vent et des révérences aux sous-bois envahis de violettes.

Ce qui me fascine, c’est que chaque année, ça » marche » de nouveau: dès la fin mars, on voit sortir d’entre les feuilles mortes des cornets pointus enroulés serrés, que rien n’arrête: les feuilles d’arum. Devant ma fenêtre, une mousseline de feuilles de bouleaux brille dans le soleil qui décline. J’aime aussi observer de plus près les feuilles nouvellement sorties de leurs bourgeons: parfaits origamis plissés, crosses ou miniatures ciselées, tannées, vertes ou rousses, organisées au millimètre pour déployer leurs capteurs solaires chlorphyllés au bon moment.

En parlant de capteurs solaires….

voyez le billet d’après!

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