Blog de Catherine

26.11.2008

Val d’Illiez, le noeud de l’affaire (du droit de recours)

Filed under: L'écolo, elle en pense quoi? — Catherine Martinson @ 14:11

Philippe Nantermod, le chantre de l’anéantissement du droit de recours des associations de protection de la nature en Suisse, (si c’était une fille, on dirait la passionaria), est le fils du directeur des remontées mécaniques du val d’Illiez. Toute son enfance durant, il a entendu son père se plaindre du WWF et de Pro Natura, qui bloquaient le développement des remontées mécaniques de la station, donc il s’engage corps et âme pour la suppression de ce droit.

C’est clair qu’à force d’assécher des marais protégés ou pomper l’eau des lacs de montages, qu’à force de projets illégaux détruisant les milieux naturels du coin, les associations sont intervenues. Mais qu’ont-elles obtenu? que les intervenants se mettent autour d’une table pour planifier ce domaine partagé entre trois communes, sur lesquelles plusieurs sociétés de remontées mécaniques sont actives. Le but? de définir ce qu’on fait et ce qu’on ne fait pas. Où sont les milieux à protéger, où passent les pistes de ski. La bonne chose à faire. Il a fallu malgré tout faire un gros sacrifice: le vallon de They, encore intact, verra une nouvelle installation sur sa pente nord. En contrepartie, on démonterait des installations en face sud, sur la station des Crosets. Et c’est là que la machinerie de la négociation s’enraye.

La commune de val d’Illiez refuse cette planification. Car elle ne peut plus acheminer les skieurs vers ses hébergements satellites, comme Champoussin. Haro sur le Val d’Illiez? ce sont eux les méchants? soit dit en passant, on se rendra compte que c’est bien à cause de cette commune que le processus est par terre, et non à cause des associations.

Mais voyons un peu: est-il logique de démanteler des installations existantes pour en ouvrir des nouvelles dans une zone intacte? si tout le monde était raisonnable, on reprendrait les négociations sur ce point d’achoppement: on dirait: le vallon de They est un nouveau vallon de Réchy. Les communes de Morgins et Val d’Illiez auraient ainsi une destination pour les touristes d’été ou les amoureux de la randonnée et du calme.  La commune de Val d’Illiez pourrait acheminer ses touristes vers le domaine skiable des Crosets, qui de toute façon est relié aux pentes nord sur la France, et le tour serait joué. Et tant pis si les raisons de la commune de Val d’Illiez ne sont pas les mêmes que celles des protecteurs de la nature: on pourrait ainsi sauver un vallon de la mécanisation et débloquer le noeud Illien.

Non?

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17.01.2008

La frénésie des micro-centrales électriques

Filed under: L'écolo, elle en pense quoi? — Catherine Martinson @ 9:50
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J’ai appris hier que 40 projets de petites centrales hydroélectriques sont prévu dans le canton de Saint-Gall. A peu près autant rien que dans les Grisons. Que se prépare-t-il dans les autres cantons?

Pour les écologistes et amoureux de la nature, c’est le dilemne: on crie bravo à la confédération qui a permis que le courant électrique produit à partir d’énergies renouvelables soit racheté à un prix intéressant pour les producteurs. Eolien, biogaz, hydro, solaire, tout devient intéressant à produire et c’est tout ça de moins de gaz carbonique relâché dans l’atmosphère.

Et puis, on pousse un gros soupir: si les derniers cours d’eau intacts sont captés et exploités, ce serait dommage, il y en a si peu.. autant de biotopes précieux perdus et défigurés.

On me targuera d’égoïsme…mais je ne me résignerai à ces derniers outrages que lorsque l’on aura fait de réels efforts en matière d’économies d’énergie, que lorsque je serai sûre que ces petites productions éviteront la construction de centrales nucléaires ou à gaz, et que  tous les toits seront recouverts de panneaux solaires…

14.10.2007

Et si…

Filed under: De tout et de rien,L'écolo, elle en pense quoi? — Catherine Martinson @ 19:18

Ai acheté l’autre jour par curiosité un magazine de…philosophie. Sur la couverture, un titre: la bombe écologique. Me suis dit, tant qu’à faire, pourquoi pas chercher quelques réponses philosophiques à l’avenir de la planète?

Les articles analysent le discours écologique, parlent d’apocalypse (!), de sacralisation de la nature (!?), de la dualité homme-nature (pff)… ça ne m’inspire pas plus que ça. Mais voilà que je tombe sur l’édito, qui lui est charmant: « Ecologie du chagrin d’amour« . En voici quelques extraits:

(…) Où pouvons-nous aller oublier notre peine lorsque nous sommes malchanceux en amour? (…) Une écologie du chagrin d’amour serait à inventer. Nous écoutons d’une oreille distraite les militants verts et les mauvais augures qui nous rabâchent qu’il faut sauver la planète pour le bien de l’humanité ou des générations à venir: ces finalités sont vagues et éloignées de nous. Et si c’était pour des raisons intimes qu’il fallait renouer un lien avec la nature? S’il est urgent de veiller sur cette dernière, c’est aussi pour préserver le refuge des amoureux »…

🙂

20.06.2007

Oh, les Verts suisses, du calme

Filed under: L'écolo, elle en pense quoi?,Politique...chaud! — Catherine Martinson @ 8:24

L’actualité politique suisse n’est pas brillante, surtout pour ceux que l’avenir de la planète, l’état de droit et les droits humains préoccupent. Electoralisme oblige…

Le conseiller fédéral Blocher continue son travail de sape et dernièrement en rajoute une couche en tapant sur l’épaule des chasseurs en disant que ce sont eux les écolos, et qu’il faut descendre les lynx (la nature doit être gérée) qui se balladent actuellement dans les Préalpes. Quand je vous disais que le racisme n’est pas loin de la haine contre les prédateurs…

Le conseil fédéral s’emmêle les pinceaux dans le message le plus hilarant qu’il n’a jamais publié pour recommander d’accepter l’initiative radicale pour supprimer le droit de recours des associations: en substance, le message de 16 pages dit que l’initiative est peu claire, que l’application concrète est encore totalement floue et incertaine et qu’il faudra engager des fonctionnaires supplémentaires pour faire le travail qui était jusque là fourni par les associations, qu’il faudra renoncer à signer la convention d’Aarhus, qui prévoit que les citoyens aient accès aux informations concernant les impacts écologiques de tel ou tel projet. Mais malgré tout, hourra, pour plus de croissance en  Suisse (!!!) il faut accepter de supprimer ce droit. Sans rire. Le conseil fédéral se paie notre tête et ce message est le signe soit d’une incompétence manifeste, soit d’un noyautage complet par l’extrême droite .

Mais tout cela, je m’y attendais. Avec un certain fatalisme. Ce qui m’a fait bondir ce matin, ce sont les élucubrations de Ruth Genner, présidente des Verts Suisses, à la radio. Pourtant, je place mes espoirs dans un parti vert qui pourrait influencer de manière plus pragmatique l’écologie en Suisse. Eh bien les voilà qui s’étripent en public au sujet d’une candidature qui va faire de l’ombre à plus d’un: celle du formidable Daniel Brélaz, qui a l’affront de prétendre à un siège au national tout en gardant la syndicature de Lausanne.

Mais bon sang, un peu de panache, les Verts! acceptez qu’il y ait des personnes hors normes et présentez-nous plutôt une vision, un projet et un avenir qui nous fasse bouger, tirez le monde en avant! sauvez la planète! ne tombez pas dans ce stupide électoralisme aux accents de féminisme mal placé et pis encore, qui risque de déraper dans un rösti graben dont vous n’avez que faire! Allez, faites nous rêver un peu! Ne nous lâchez pas déjà maintenant…

23.05.2007

L’écologie, désinformation et électoralisme

Filed under: L'écolo, elle en pense quoi?,Politique...chaud! — Catherine Martinson @ 23:47

Les périodes électorales sont riches en bêtises, pugilats, battements de paupières vertueusement écologiques et coups tordus. Cette année, tous les partis  se tournent vers l’écologie (sauf l’UDC) pour fleurir les discours électoraux: il est de bon ton de verdir son blason, de montrer patte verte et de prendre au sérieux les problèmes qui menacent la planète.

Mais il faut bien s’en rendre compte, le parti radical, soutenu par l’UDC  torpillent sans sourciller les maigres gardes-fou dont nous disposons pour protéger la nature en manipulant la désinformation à fleuret démoucheté. Non contents de nous agiter l’épouvantail d’une hypothétique pénurie d’électricité pour construire de nouvelles centrales nucléaires, les bourgeois s’acharnent sur le droit de recours des associations de protection de la nature. Poursuivant leur tactique de désinformation, ces Savonaroles du néo-liobéralisme nous prédisent les pires catastrophes économiques prêchant à qui veut les entendre que le droit de recours, baguette magique malfaisante aux mains d’irresponsables rêveurs, limite la croissance économique. Les bûchers de l’Inquisition bourgeoise sont allumés, les radicaux fanatiques ont lancé leur initiative pour supprimer le droit de recours – pour plus de croissance.

En substance, cette initiative dit: dès qu’un projet est accepté par votation par une assemblée législative quelconque (parlement cantonal, assemblée communale), ce projet ne peut plus être contesté juridiquement, même s’il est illégal. Par exemple: si la commune de Veysonnaz vote la construction d’un centre thermo-ludique au milieu du vallon de Réchy, il n’y aura plus personne pour faire valoir qu’un truc de ce genre n’a légalement rien à faire dans un vallon protégé.

Le conseil fédéral y est allé de sa pirouette, en recommandant d’accepter cette initiative alors qu’il en avait explicitement proposé le rejet. Qui a poussé les marionnettes pour les pirouettes? les bourgeois, bien sûr. Pourquoi? élections obligent. Les caciques du parti radical ne pouvaient laisser leur parti s’engluer dans une initiative sans les soutenir, quitte à trahir tout bon sens. Et l’UDC, tout content de pouvoir encore taper sur quelqu’un (Leuenberger), a largement suivi en se disant: c’est nous les hommes forts!

Alors écoutez-moi bien: si un politicien vous dit qu’il est soucieux d’écologie, que par conséquent il soutient la construction de centrales nucléaires parce qu’elles ne produisent pas de gaz à effet de serre et qu’il veut supprimer le droit de recours car la nature est suffisamment protégée comme ça, c’est certainement un radical ou un udc…et vous pouvez lui rire au nez. Son écologie à lui sert d’abord ses propres intérêts. A bon entendeur!

30.04.2007

Fribourg, une future banlieue genevoise?

Filed under: L'écolo, elle en pense quoi? — Catherine Martinson @ 22:40

Ce n’est qu’un potin, quelqu’un qui m’a dit qu’il avait entendu…c’est un peu la chanson d’un corbeau qui chante faux. La chanson qui déraille, c’est l’avenir du territoire fribourgeois, chantée par le ministre fribourgeois de l’économie, Beat Vonlanthen.

On me l’a raconté…et déjà je l’imagine: Pseudo-manager fringant, maniant l’étincelant fleuret de sa verve visionnaire, Monsieur Vonlanthen aurait présenté dans un forum sur l’aménagement du territoire, le projet suivant: « nous travaillons avec Geneva (Geneva est un « brand » selon notre manager-ministre!). Dans notre partenariat, nous proposons de remédier à la pénurie de logement à Geneva en mettant  à disposition du terrain fribourgeois pour loger les Genevois ». Synergies garanties avec le partenariat pour le développement économique, solution win-win, quoi…Donc vendre et vendre du terrain agricole qui selon la doctrine Vonlanthen ne prend véritablement de la valeur que lorsqu’il est dézoné. Bel avenir pour le canton qui risque, si on l’écoute, de devenir à la fois cité-dortoir et fourre-tout industriel des cantons avoisinants. Quand un conseiller d’Etat se prend pour un manager, ça ne donne rien de bon. Et comme programme contre le réchauffement climatique, on peut faire mieux! Mais … je vous dis que c’est un potin, mais il n’y a pas de potin sans feu.

Or, à Genève, ma collègue Françoise est en de travailler les politiques sans relâche pour construire des quartiers écologiques (je vous en parlais avant). Un des principes de ces quartiers est de rendre plus facile les économies d’énergie, notamment en matière de transport. On introduit dans le quartier des services de proximité et on veille à y créer des emplois pour diminuer quelque peu les déplacements. Vision diamétralement opposée à celle de notre ministre fribourgeois, qui ne sourcille pas devant les hordes de pendulaires qu’il souhaite créer.

Un petit « crash course » en écologie, monsieur Vonlanthen?

20.04.2007

Le coup de griffe de la semaine

Filed under: De tout et de rien,L'écolo, elle en pense quoi? — Catherine Martinson @ 18:59

C’est qui le griffé de la semaine?

C’est l’Axpo. Le gros producteur et surtout vendeur d’électricité suisse. Celui qui nous bassine avec la future pénurie d’énergie en pleine crise de réchauffement climatique…

Bon et alors?

Alors je le tiens de source sûre: ils sont ouvertement CONTRE  le modèle de la société 2000 watts, (aujourdhui, on vit sur un pied d’environ 6000 watts). Pour ceux qui ne voient pas comment ça fonctionne: en gros, vivre à 6000 watts, c’est comme prendre une douche avec le robinet ouvert à fond. Vivre avec 2000 watts, c’est comme prendre sa douche avec le robinet ouvert à un tiers. Des chercheurs des écoles polytechniques planchent sur des systèmes et de nouvelles technologies qui nous permettent de réduire notre consommation d’énergie sans perte de confort.

On voit donc que l’Axpo, soutenue par les députés imbriqués dans des conseils d’administrations bien commodes,  ne joue pas franc-jeu et manipule l’opinion publique comme de la pâte à modeler. Le profit avant le reste!

Donc oublions la pénurie, construisons des quartiers écologiques, retapons nos barraques (mouais, je sais, je fais parties du peuple des locataires souffrant de régies bornées) et soyons plus malins que les marchands d’électricité! Au passage on fera un pied de nez à l’Axpo!

09.02.2007

Des fraises, du gaz et de l’atome

Filed under: L'écolo, elle en pense quoi? — Catherine Martinson @ 18:58

En m’occupant de l’approvisionnement énergétique familial à la COOP, aujourd’hui, je tombe sur…des FRAISES. On ne peut donc vraiment pas attendre le printemps pour manger des fraises qui ont mûri ici??? Des oranges…bon, on ne peut pas en faire pousser chez nous mais fraises, brugnons d’Afrique du Sud  et des petits légumes du Kenya (pas du yam, des patates douces, des haricots et des carottes) on en trouve toute l’année dans les grandes surfaces, c’est un non-sens auquel tout le monde s’est habitué.

Il est temps que les grandes surfaces repensent leur assortiment dans une optique de diminution de l’effet de serre. La COOP bien sûr offre des produits bios, la Migros des produits du coin, mais de grâce, qu’elles nous épargnent le poulet de Chine, les pommes d’Afrique du Sud, les mange-tout d’Egypte et les fraises en hiver. Dans la problématique du réchauffement climatique, à mon avis, c’est l’agriculture dans son ensemble qu’il faudra repenser…

Au milieu du grand débat sur l’atome et le gaz, à l’ombre du spectre de notre prochaine pénurie d’électricité, la fraises de la Saint-Valentin jouent les coquettes sur les étalages. C’est un attrape-nigaud de mauvais goût.

Vous souhaitez en savoir plus sur les centrales à gaz, censées nous approvisionner en bonheur et électrons? voici la Position du WWF Suisse sur les centrales à gaz  qui j’espère vous apportera quelqu’…éclairage sur le sujet.

A bon entendeur!

30.01.2007

Cherchons zensemble un site pour nos déchets nucléaires…

Filed under: L'écolo, elle en pense quoi?,Politique...chaud! — Catherine Martinson @ 0:08

Il y a de la belle prose, dans ce plan sectoriel mis en consultation par la Confédération pour l’enfouissement de déchets nucléaires dans les couches géologiques profondes. « Aujourd’hui pour demain » , « participation » , « développement durable » (quel culot), ce sont les mots qui bercent ce psaume dédié à nos poubelles nucléaires…

En parcourant ce rapport, voici ce qui m’a traversé l’esprit.

Cela fait bientôt 25 ans que la CEDRA (Nagra pour les alémaniques), le groupe de scientifiques qui cherche un site de stockage en Suisse, creuse, creuse et creuse dans divers sous-sols pour trouver des sites stables. Mais le sous-sol suisse est imprévisible: on trouve des sédiments là où l’on attendait du granit, des fissures en veux-tu en voilà. Pas besoin de vous faire un dessin pour vous expliquer que nous vivons dans une zone géologiquement active donc peu stable puisqu’on est dans les Alpes (ça bouge dur pour faire pousser des montagnes pareilles).  Dans notre bonne vieille molasse que l’on croit super imperméable parce très argileuse, on trouve d’affreux chenaux remplis de sable à peine consolidé, cauchemar des exploitants décharges parce qu’ils servent d’autoroute pour les eaux contaminées qui s’échappent soit de décharges soit justement d’entrepôts de déchets radioactifs.

Bref, on a du mal à trouver un coin tranquille pour nos déchets, si ce n’est dans des couches d’argiles (Opalinus). C’est vrai que l’argile, c’est presque miraculeux, ça peut retenir beaucoup de contaminants.

Oui et alors? une fois cachés dans l’argile, on n’en parle plus? impossible de garantir une sécurité absolue à si long terme. Les entrepôts finissent par se dégrader, les eaux d’infiltrer, le béton se désagréger. Je trouve donc que le ton primesautier de l’invitation à trouver un site qui satisfasse tout le monde est pour le moins hypocrite: en fait ON N’A PAS LE CHOIX! Il n’y a pas de plan B. On doit enterrer nos déchets chez nous avec tous les risques que cela comporte.

C’est toujours mieux que de les envoyer au Soudan ou dans les ex-républiques soviétiques, qui les accueilleraient à bras ouverts contre deniers sonnants et trébuchants (paraît que l’ancien directeur de la Nagra, un certain MacCombie, aurait ouvert un bureau de consultant spécialisé dans l’exportation de déchets nucléaires…). On prend toujours plus de précautions chez soi.

Faut-il un dépôt accessible ou non? le concept-psaume nous dit que des observations devraient être menées jusqu’en 2100…c’est justement là le hic: dans 93 ans, les déchets hautement radioactifs le seront toujours et l’état du dépôt pourrait justement commencer à se dégrader. Et là, salut tout le monde, on fermerait boutique? Non! on est obligé de ne pas les oublier, ces déchets, de pouvoir réparer, colmater, remplacer, surveiller pendant…mille ans? plus encore?

Ce genre d’exercice devrait convaincre toute personne de bon sens qu’il ne faut pas construire de nouvelles centrales. Le problème des déchets n’est PAS réglé. Lorsqu’ils reviennent des usines de retraitement en France, les déchets sont toujours radioactifs. Si en 25 ans on n’a pas trouvé de site idéal et sûr pour les déchets de 6 centrales, comment peut-on prétendre que le problème est maîtrisé? le temps d’un mandat électoral, oui, on maîtrise, avec un joli dépôt tout neuf. Mais dans 93 ans, on ne maîtrisera plus rien du tout.

Les partis de droite suisses sont parfaitement irresponsables en réclamant à corps et à cris de nouvelles centrales nucléaires. Ils ont bien préparé leur coup, je vous l’avais dit l’été passé: on commence à faire peur à tout le monde en agitant la menace d’une pénurie d’électricité. Ainsi, avant d’avoir essayé d’économiser le moindre kilowatt, le public mange dans la main des sauveurs vendeurs d’électricité et opine du bonnet.

Les caciques du puissant lobby nucléaire ne reculant devant rien, surtout pas devant la désinformation, ils attribuent à cette technologie la vertu suprême: comme elles ne dégagent pas de CO2 (gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique), les centrales nucléaires produisent une énergie…propre! Et ne nuisent pas au climat. Quel raisonnement foireux et pervers! c’est comme si on vous disait alors que vous souffez d’un cancer du poumon: continuez de vous saoûler, l’alcool ménage les poumons…

06.10.2006

Andermatt ou les Pharaons au pays des Helvètes

Filed under: L'écolo, elle en pense quoi? — Catherine Martinson @ 14:39

Dans le rôle du Pharaon: M. Sawiri. Dans le rôle du village helvète qui ne résiste plus: Andermatt. Le chef du pays du village helvète qui ne résite plus: Blocherix. Les dindons de la farce: un peu tout le monde, dont les écolos.

Si vous avez suivi l’actu, on ne construira pas des pyramides (quoi que?) mais un golf et quelques palais pour gens de bien dans le petit village d’Andermatt. Sur les vieux terrains de l’armée. Le Pharaon est arrivé avec ses promesse d’or et de bonheur éternel pour les Andemattois et les Uranais. .. Faudrait être fou pour lui dire non!

 Qu’est-ce qui me dérange alors, moi l’écolo? Simple résistance au changement pour trouver que les palais du Nil sont totalement à côté de la plaque à Andermatt? D’autant qu’à la place du Nil, on a la route du Gotthard, qu’un domaine skiable existe déjà et qu’un golfe troue déjà la plaine de la Reuss.  Non, voilà ce qui me choque:

Le Pharaon et ses palais sont déclarés d’ intérêt national. Donc méritent de faire une exception à la loi. Pas d’accord!le Pharaon est un investisseur comme les autres. Ce n’est pas le Messie qui a pris la région « sinistrée » d’Andermatt en amitié, c’est quelqu’un qui cherche à faire du fric.

On a bien assez de grandes stations touristiques en Suisse. Il y a donc un vaste potentiel à gérer et améliorer. D’ailleurs, les collègues travaillent avec ces stations, comme à Zermatt, pour que les domaines de ski ne ressemblent plus à des friches.

Les habitants vont devoir à terme quitter leur coin de terre: en effet, le prix de l’immobilier va grimper en flèche et cette grosse station va agir comme une sangsue sur l’économie locale. ça se voit partout où il y a de grandes stations, c’est archi-connu. Mais tout le monde tombe dans le piège de ce pseudo développement régional. Je n’appelle pas ça du développement durable.

Mais une question me taraude: Le Pharaon a-t-il bien connaissance de la météo de cette région? A ma connaissance, il est extrêmement difficile de jouer au golf en tenant un parapluie…

😉

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